Nous venons d’apprendre avec une très grande tristesse la disparition de AbouBacri Kalidou BA grand combattant de la liberté. Cette disparition est une immense perte pour toute la Mauritanie, tant son engagement pour l’égalité et la fraternité entre tous les mauritaniens était grande.
Malgré son âge il n’avait pas hésité une seconde à s’engager dans la lutte pour l’égalité et la justice. Ce qui lui valut une condamnation de six mois qu’il purgea à la prison civile de Nouakchott.
En cette douloureuse circonstance, le bureau politique national, le conseil national, les militants et les sympathisants de l’AJD/MR adressent leurs condoléances les plus attristées à sa famille et à ses proches.
Nous demandons à Allah le miséricordieux de l'accueillir en son paradis et que son âme y repose en paix.
Amin.
Fait à Paris le 04/07/2008 Mamadou Bocar BA/ 2eme Vice Président
les professeurs grevistes non payée leurs salaires de juin
Net à payer 6.000, retenue Trésor 60.000. Les bulletins de salaire de la plupart des professeurs du secondaire ont pris en cette fin de mois de juin les couleurs du bras de fer qui les oppose à leur ministère de tutelle. Une crise qui sévit dans un secteur mal en point où s’affrontent deux logiques, deux interprétations d’une même réalité avec des relents de guerre de tranchée.D’un côté ceux qui ont eu tort de dire qu’ils sont mal payés et qu’ils travaillent dans des conditions on ne peut plus indignes; et de l’autre ceux qui ne supportent pas d’être contredit sur un terrain qu’ils considèrent être le leur, régis par des « vérités » dont ils sont les seuls dépositaires.
C’est une lutte à mort entre ceux qui voulaient juste une promesse, un engagement, un signe d’apaisement et ceux qui, en tout temps et en tout lieu ont décidé d’avoir raison sur tout et sur tous.La contradiction étant, en ces temps et dans ce bled suspecte, aller à l’encontre de la vérité officielle quand on est pas député ou général est tout simplement suicidaire. Les professeurs ont fait les frais de cette cruelle réalité. Salaires coupés, indemnités confisquées conformément à une loi qui a des allures de « volonté du chef ».
Note :Source : blog.france2.fr/BABABE/Loti - Le 08 Juillet 2008
IMMIGRATION: France : Le père expulsé, la famille brisée
Entré légalement en France comme étudiant, Oumar Diallo a été renvoyé au Mali quand il s'est mis à travailler pour faire vivre sa compagne et leur bébé. La webcam est devenue leur seul lien.
Il aperçoit parfois le visage de son père sur l'écran de la webcam installée dans le salon mais il lui faut chercher loin ses " vrais " souvenirs : Mamadou, 5 ans, a vu son père pour la dernière fois le 27 janvier 2006.
" Ce jour-là, les policiers ont sonné à 7 heures du matin, raconte sa mère, Kadiatou Diakité. Oumar a ouvert la porte, j'étais en train de préparer Mamadou pour l'école. Nous avons tout de suite compris qu'ils venaient pour l'expulser. Oumar a mis un pull, il a été autorisé à prendre une brosse à dents et du dentifrice, et ils l'ont emmené. Mamadou avait 2 ans et demi, il pleurait, il s'accrochait à son père. "Depuis ce jour, Kadiatou Diakité et Mamadou, qui vivent à Cholet (Maine-et-Loire), n'ont jamais revu Oumar. Le temps a passé, Mamadou a grandi, mais Kadiatou Diakité n'a pas oublié ce jour de janvier où elle a vu son compagnon pour la dernière fois. " J'ai à peine pu lui parler avant son départ, soupire-t-elle.
Note :Source : Le Monde daté du 09 Juillet 2008 - Le 08 Juillet 2008
En Afrique du Sud, les chinois seront classés comme Noirs
Le statut des sud-africains chinois vis à vis des lois d'affirmative action a été éclairci : ils bénéficieront du même traitement que les noirs sud-africains.
Depuis le 19 juin dernier, les sud-africains d’ascendance chinoise seront classés comme Noirs afin de pouvoir bénéficier de la politique d’affirmative action en ce qui concerne le travail et le "black economic empowerment".Ce qui signifie qu’ils seront considérés comme Noirs dans le monde du travail. Cette décision est intervenue après une bataille de huit ans menée par la Casa (Chinese Association of South Africa) pour que les sud-africains chinois soient considérés légalement comme « Noirs » au regard d’une législation conçue pour aider des groupes ethniques précédemment désavantagés.
Il y aurait entre 10 000 et 20 000 chinois sud-africains chinois. Avant l’avènement de la démocratie en 1994, les chinois étaient classés comme métis par le gouvernement pro-apartheid. Le « Black Economic Empowerment Act » et « l’employment equity act » ne précisaient pas si les sud-africains chinois étaient inclus parmi les potentiels bénéficiaires de ces politiques en tant que groupe précédemment désavantagé. Les Noirs, les métis et les indiens faisaient partie des groupes clairement désignés dans les deux lois.
CULTURE: Démarrage du 4ème Festival de la littérature mauritanienne
La quatrième édition du Festival de la littérature mauritanienne a démarré, lundi, à la Maison de la Culture de Nouakchott, sous la supervision du ministre de la Culture et de la Communication.Le Festival, organisé par l'Association des Ecrivains et Poètes de Mauritanie, sous le thème:"La littérature et la préservation de l'identité", dure trois jours.Il permettra au public nouakchottois de suivre trois soirées poétiques et de suivre des conférences-débats scientifiques sur la poésie mauritanienne contemporaine, les références culturelles de cette production, l'expérience de l'innovation et de la modernité, la problématique de la prose et du récit. D'autres exposés traiteront de la nouvelle et de ses orientations, du récit avec ses caractéristiques locales et internationales et de la poésie populaire.
Ouvrant les travaux de ce Festival, le ministre de la Culture et de la Communication, M. Mohamed Ould Amar, a indiqué que l'organisation de cette manifestation culturelle est une bonne tradition que l'Union des Poètes et Ecrivains de Mauritanie organise à cette époque de l'année. Il a ajouté que tous les espoirs sont fondés sur les hommes de lettres mauritaniens pour ancrer dans la société les valeurs positives et servir les grandes causes nationales, telles l'Unité nationale, et la participation au développement du pays.
Note :Source : Agence Nouakchott d'Information (ANI) - Le 08 Juillet 2008
Aïe, aïe… Et rebelote dans notre royaume mirifique des sables brûlants (pas trop mal comme début non ?). Alors, on récapitule : une motion de censure contre le premier ministre brandie par des parlementaires en majorité issus du Pacte National pour la Démocratie et le Développement dirigé par … le même premier ministre. Ce même premier ministre qui, pour préserver «unité» et concorde présente sa démission ; un Président qui menace de dissoudre le Parlement ; et qui reconduit son premier ministre (toujours le même) dans ses fonctions.
Pour corser le tout : l’ombre des uniformes dans les couloirs, une offensive lancée contre la fondation de la First Lady ; un Sénat qui dément avoir lancé ladite enquête. Des suspicions de prolifération des anciens sbires de notre ancien empereur.Des vœux pieux de former un nouveau gouvernement de très large consensus. Des groupes qui soutiennent la motion tueuse de premier ministre mais qui soutiennent le président ; d’autres qui jettent tout le monde aux orties; certains qui s’interrogent sur «sommes-nous prêts pour la démocratie à l’occidentale» (voir Cridem); d’autres qui disent, dans des moments de grande solitude «tout ça c’est pareil au même ; à quelle heure on mange?». J’ai dû oublier quelque chose en route. Mais avouez, que mis à plat comme ceci ça décourage toute velléité de comprendre quelque chose au mini séisme qui agite notre microcosme politique.
Le premier contingent de rapatriés est arrivé le 29 janvier 2008. Autant les autorités et les bonnes volontés s’étaient penchées sur les premières vagues de rapatriés rentrées au pays autant les dernières sont accueillies dans l’indifférence. Après l’euphorie et la chaleur des premiers retours la machine s’est comme grippée et avec la routine, les derniers rapatriés ont le sentiment d’être abandonnés. Ils font face désormais à une situation des plus critiques : aucune couverture médicale, constructions arrêtées, pas de latrines pour beaucoup, une ration alimentaire maigre, peu d’activités génératrices de revenus et surtout avec l’hivernage qui s’installe, une précarité qui s’accentue.
Le désespoir et la désillusion, voila les sentiments qui animent les rapatriés.Monsieur Mbodj que nous avons trouvé la semaine dernière au site d’accueil de Rosso-lycée, situé à la sortie est de Rosso, à environ deux kilomètres de l’ancien lycée est très déçu. Les 9 premières familles arrivées dans ce site avec la deuxième vague ont obtenu leurs permis d’occuper. Huit d’entre elles ont eu droit à une construction : une chambre de 5m sur 4, pas de latrines jusqu’à présent. La neuvième famille a eu droit à un hangar.
Note :Source : barrada.unblog.fr - Le 08 Juillet 2008
POLITIQUE: Bras de fer au sommet de l'Etat : La guerre continue
La démission du gouvernement de Yahya Ould Ahmed Waghev, qui devait être le prélude d'une nouvelle rebelote, n'a pas mis fin à la crise qui sourd au sommet de l'Etat. Loin s'en faut. Plus que jamais, la détermination d'un pan du pouvoir législatif d'en découdre avec la Présidence de la République, n'a jamais été aussi évidente. Ainsi, par delà le gouvernement qu'on cherchait à abattre, c'est le Chef de l'Etat qui est visé. Pour cela, tous les moyens sont bons… " dans la légalité " soutiennent les adversaires. Quitte à s'attaquer à la Première dame et à utiliser une bonne lecture des textes juridiques régissant les rapports entre le pouvoir législatif et son pendant de l'exécutif.
La Mauritanie est entrée dans un nouveau tourbillon d'instabilité institutionnelle et de crise politique. " Le contrôle du pouvoir pour le pouvoir " est devenu le leitmotive des différents pans du système qui s'arrachent à coup de menaces institutionnelles et d'audits, de limogeage et de conciliabules macabres, les rennes du pays.
Un Président seul
D'un côté, le Président de la République et sa légitimité constitutionnelle, de l'autre ses anciens alliés devenus ses adversaires politiques, renforcés par l'opposition dite radicale qui compte bien profiter de la situation pour tirer son épingle du jeu. Jamais, Sidi Ould Cheikh Abdallahi n'a été aussi seul dans son combat pour conserver un pouvoir qu'il n'exerce que depuis quinze mois. Jamais aussi, il n'a été aussi déterminé pour mener la bataille jusqu'au bout.
Note :Source : Journal L'Authentique - Le 08 Juillet 2008
POLITIQUE: Polémique sur la Fondation de la Première dame de Mauritanie
Une vive polémique est en train de diviser les sénateurs mauritaniens quant à la nécessité de la formation d'une commission d'enquête sur les sources de financement de la Fondation Khattou Mint Boukhary (BK), du nom de la Première dame du pays, notent les observateurs à Nouakchott.Samedi dernier, un groupe de 33 sénateurs sur un total de 56 sages, a fait part de sa détermination à former la commission d'enquête, conformément à l'article 12 du règlement intérieur de la Chambre haute du Parlement mauritanien, en vue, dit-il, de vérifier "des informations accusant la Fondation de la Première dame d'avoir usé de trafic d'influence pour bénéficier de financements, attributions foncières et équipements importants en provenance des caisses de l'Etat et de ses démembrements".
Mr M'Baré Ba
La Constitution de cette commission d'enquête a été démentie, lundi, par un communiqué du Sénat qui rappelle que "les commissions d'enquête sont des outils parlementaires de contrôle de l'action gouvernementale, conformément à l'article 72 de la Constitution". "Par ailleurs, ces commissions sont créées suivant une procédure juridique clairement détaillée dans le règlement intérieur du sénat (article 12)", indique le communiqué, qui ajoute que le Sénat n'a entrepris aucune action dans le sens allégué par la déclaration des 33 sénateurs.
Note :Source : PANA via mauritanie-web - Le 07 Juillet 2008
ECONOMIE: Le pouvoir des commerçants : Un secteur puissant
Comme au temps des caravanes, le commerce constitue encore aujourd’hui le premier secteur d’activité économique du pays et de loin le plus puissant.Au marché central de Nouakchott, des vieux, bon pied bon œil, racontent encore des histoires de ces caravanes qui, au Xe siècle déjà, sillonnaient le vaste territoire du pays. Survivance de ce commerce caravanier:la présence dans les rues de la capitale des chameaux et des ânes qui servent encore aujourd’hui pour les échanges commerciaux entre la Mauritanie, les pays voisins (Mali et Sénégal).
Certes, les moyens de transport se sont largement modernisés, mais les Mauritaniens, dans leur grande majorité, continuent d’exercer le métier de commerçants tel qu’ils l’on appris de leur grands-parents. Pour expliquer le penchant du mauritanien pour le commerce, on évoque le poids des traditions. On vous dit tout simplement: «ici, on ne devient pas commerçant, on naît commerçant». À la chambre de commerce, on avance, pour la seule ville de Nouakchott, le chiffre de plus de neuf mille (9.000) opérateurs inscrits au registre de commerce.
Note :Source : Journal Biladi - Le 07 Juillet 2008
Après 45 jours de crise politique aiguë mettant aux prises les députés de la majorité présidentielle, les événements se sont finalement précipités en une vitesse infernale pour conduire jeudi dernier à la démission du gouvernement. La veille, le président de la République était pourtant monté au créneau menaçant de dissoudre l'Assemblée nationale, si elle maintenait sa décision de voter en faveur de la motion de censure déposée en début de semaine à l'Assemblée nationale. Face à l'intransigeance des députés friondeurs, le Premier ministre devait se rendre à l'évidence, pour lâcher…
La crise politique qui a conduit à la démission, jeudi dernier, du gouvernement de Yahya Ould Waghf (mis en place le 12 juin 2008), est l'aboutissement d'un profond malaise, apparu en 2007 avec la désignation à la fonction de Premier ministre, M. Zeine Ould Zeidane. D'emblée, les députés indépendants (qui s'étaient constitués en majorité parlementaire), avaient considéré que le premier gouvernement de Sidioca est " constitué d'hommes inexpérimentés " et qui plus, ne reflétait pas la réalité des forces internes de leur regroupement. Le malaise se transforma rapidement en crise, qui s'accentua au fil des jours. L'objectif des frondeurs était clair : il s'agissait d'exercer une forte pression sur le président de la République pour l'amener à créer un parti politique, retirer sa confiance de Zeine Ould Zeidane et former un gouvernement politique. Ne voyant la nécessité d'un parti présidentiel, Sidioca devait concéder la requête à ses soutiens, non sans leur prévenir que " de toutes façons, il comptait se situer au-dessus de la mêlée ".
Note :Source : Journal L'Authentique - Le 07 Juillet 2008
Elle portait la tenue qu’elle appelle celle de l’abbé Pierre. Une de ses tenues où le mouchoir de tête est mal attaché, où le pagne n’est assorti ni avec le haut, ni avec le foulard et où tout pend dans tous les sens. Elle, c’est Toula. Si sa cousine Amy la voyait ainsi, elle lui ferait une réflexion du genre « C’est une insulte à l’élégance ! ». Et sa petite nièce aurait essayé de lui arranger sa tenue et irait même lui chercher le pagne où la robe s’harmonisant avec l’un ou l’autre.
C’est dans cette tenue que Toula se rendit au magasin Discount d’à côté. Là, elle rencontra une jeune dame magrébine qui l’aborda ainsi : « Tu te rends compte comme le café est trop cher ici ! ». Toula se rappela qu’elle devait acheter du café et la remercia.A la caisse, la jeune dame bombarda Toula de questions aussi futiles qu’indiscrètes. Toula eut la désagréable impression que tout ce manège n’avait d’autre but que de la tutoyer.Ce qui se confirma quand Toula l’entendit vouvoyer la caissière. En réalité cette dame ne fait même pas partie des gens dont la culture ignore la différence entre le vous et le tu..
Note :Source : blog.france2.fr/BABABE/Loti - Le 07 Juillet 2008
"Personnellement, je pense que nous n'avons pas de place dans les marchandages en cours qui n'augurent d'aucun changement réel et profond pour l'intérêt de la Nation, mais visent plutôt à colmater les brèches d'un régime qui prend eau de toute part "
Le Président du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), principal parti de l'opposition, et Leader de l'Opposition démocratique en Mauritanie, M.Ahmed Ould Daddah a fortement critiqué la décision par laquelle le Président de la République, M.Sidi Ould Cheikh Abdallahi a reconduit dans ses fonctions le Premier ministre démissionnaire M.Yahya Ould Ahmed Waghev.
Dans un entretien avec "Jazeera.net", le premier du genre depuis le déclenchement de la crise de confiance entre la majorité au parlement et le gouvernement formé il y a deux mois, M.Ahmed Ould Daddah, actuellement en visite privée en France, a exprimé toute sa surprise face à la décision du Chef de l'Etat, déclarant que "M.Ould Ahmed Waghev a déjà échoué dans sa tentative de convaincre les députés de sa propre majorité, ainsi que toutes les autres composantes politiques du pays, sur son programme de gouvernement". Il a rappelé que c'est à cause de la volonté ferme de quelques députés de la majorité à voter une motion de censure contre son équipe gouvernementale qu'il a été finalement obligé de se démettre.
Note :Source : Journal L'Authentique - Le 07 Juillet 2008
Opinion Libre: KB et sa fondation forcent le respect :« cherchez l'homme, pas la femme»!
Par : Khalil Balla Gueye Consultant-Düsseldorf 1) Les justiciers et redresseurs de torts de la BD.
Mon enfance, comme celle de tous les marmots Nouakchottois de la deuxième moitié des années 60 et début des années 70 fut bercée par la lecture des bandes dessinées achetées ou « empruntées » de chez Peyrissac ; c'était selon la bourse de chacun. Et cette BD acquise au prix d'inouïes privations y compris le jeûne ou de prouesses hardies comme les petits larcins pour certains, s'échangeait pieusement de bande de quartier à l'autre.
Et ce « système D » nous permettait de lire pratiquement tout ce qui se publiait comme BD en France. Il y avait aussi la biblothèque de Saint-Ex sise derrière l'école marché près de BATA que nous fréquentions assidûment pour lire les « Tintin » le reporter belge, les « Spirou », les « Asterix », ce gaulois inconscient qui ne redoutait qu'une seule chose : que le ciel ne lui tombât sur la tête !Bien sûr tous les romans accessibles de la collection verte et celle de poche y passaient pour lecture ou pour la poche, c'était fonction du temps, des humeurs du jour ou tout simplement des manies de chacun !
Note :Source : Khalil Balla Gueye via Cridem.org - Le 06 Juillet 2008
Assemblée générale de l'AVOMM le 13 juillet 2008, à Boulogne-Billancourt à partir de 11h
L'AVOMM porte à la connaissance de ses membres qu'elle tiendra une assemblée générale le dimanche 13 juillet 2008, à partir de 11 h 00.
Lieu :
À: Boulogne-Billancourt 27 Rue Nationale. Métro: Marcel Sembat, ligne 9 .
Ordre du jour :
- Rapport de mission du Dr Sy Moussa chargé des relations extérieures de l'AVOMM et de Mme Chantal Lévêque membre de la commission action sociale de retour des camps de réfugiés.
- La lutte contre l' impunité, une communication du président de l' AVOMM
TRANSPORT: Campagne de sensibilisation sur le code de la route : La ronde infernale des «minibus»
Que n’a-t-on déjà dit à Nouakchott sur l’anarchie du secteur des transports en commun, tristement illustrée par les fameux «minibus» ornés de messages aussi éloquents que: «s’en fout la mort», «dieu pour nous tous» et autres invites à la prière des usagers… de la classe tous risques!
Pour la moitié des accidents de transports en commun, la responsabilité du chauffeur est engagée, a-t-on constaté. Les populations ne s’y trompent plus, et n’hésitent pas à s’en prendre aux chauffeurs fautifs. Ainsi, en cas d’accident, l’acte le plus sensé du chauffeur et de son apprenti est de prendre leurs jambes à leurs cous! Dans le pays, un accident sur deux survient dans le proche quartier périphérique et deux accidents mortels sur trois se situent en zone urbaine. Près du quart de ces accidents mortels mettent en cause les transports en commun. On ne peut négliger pour autant les accidents qui surviennent à l’intérieur du pays, en notant au passage que sur 9.820 kilomètres que compte le réseau routier, 2.560 kilomètres seulement sont bitumés et 62% de l’ensemble du réseau est jugé en mauvais état.
Un an après la fin des glorieux tintamarres en rapport avec la transition et ses corollaires qui ont mis en avant la vaillance des militaires mauritaniens, de surcroît duplicateurs de l’exemple malien, un an après seulement, et voici que les boussoles du gouvernail politique se mettent de nouveau à trembler.
Dans ce contexte le citoyen lambda est au jour le jour trompé par un discours démagogique ultra démocratique que mettent en avant les acteurs divers au point où l’on se croirait dans le meilleur des mondes. L’argumentaire démocratique nourrit la rhétorique politique mauritanienne et le citoyen primaire est désormais jaugé à l’aune des droits s de l’homme, des libertés publiques et des hautes valeurs citoyennes.Et l’on oublie que notre cher pays avec ses 47 ans d’existence en tant qu’état indépendant-dont 18 ans de régime à parti unique et 29 ans de dictature militaire- ne peut nullement se prévaloir comme modèle d’Etat démocratique exportable vers nos confrères arabes et africains.
Note :Source : Nouakchott Info - Le 05 Juillet 2008
SOCIETE: La fondation KB dans la ligne de mire des sénateurs
Dans un point de presse tenu aujourd’hui au sénat, un groupe d’au moins 24 sénateurs ont déclaré leur intention de mettre en place une commission qui serait chargée de mener des enquêtes sur les sources de financement de la fondation Khattou Mint Boukhari(Kb).
Le Sénat
Les sénateurs ont affirmé que cette organisation bénéficierait de financements obtenus à partir de « sources suspectes», aussi bien à l’intérieur, qu’à l’extérieur du pays.Le porte parole de ce groupe, le sénateur Cheikh Ould Mohamed Znagui, sénateur d’Akjoujt a déclaré à cette occasion : « Les sénateurs ne laisseront pas la gabegie s’installer dans le pays et ils iront là où l’argent du contribuable est allé, c’est d’ailleurs leur rôle essentiel en tant que représentants du peuple ».Les sénateurs n’ont pu présenter la liste des signataires de leur déclaration, pour, selon M. Diop Abdoullay, sénateur de M’Bagne, « des raisons de coordination et de contact », mais ils se sont engagés à la rendre publique après avoir fait valider leur intention au niveau du sénat.
Note :Source : Agence Nouakchott d'Information (ANi) - Le 05 Juillet 2008
CULTURE: Le temps des vacances, le temps de, de et de...
Livre : LE TEMPS OU NOUS CHANTIONS de Richard Powers.
A sa sortie en 2003, ce livre fut désigné comme étant le livre de l’année par le New-York Times et le Washington Post.
Lire la critique...
Ce dimanche de pâques de l’année 1939, l’une des plus grandes contralto du 20e siècle chante en plein air au Lincoln Memorial de Washington. Marian Anderson n’a pas été autorisée à chanter dans une salle digne de ce nom, ni au Constitution Hall, ni même dans le modeste auditorium d’un Lycée de la ville. Car Marian Anderson est Noire.Pourtant, dans ce vaste espace à ciel ouvert où 24 ans plus tard un pasteur visionnaire viendra raconter son rêve, une foule impressionante de 75000 personnes est venue pour écouter la diva. Parmi eux, Delia Daley, une jeune afro-américaine passionée de musique, et David Strom, un mélomane juif allemand ayant fui le nazisme. Elle est éthérée, légère et fraîche, c’est un oiseau. Il est pataud, pas très beau, et n’est à l’aise qu’avec le paradoxe des horloges relativistes d’Einstein, ou les mystères de l’atome; c’est un poisson. « Même l’oiseau et le poisson peuvent tomber amoureux », dit le proverbe. Mais où bâtiront-ils leur improbable nid ?
Note :Source : blog.france2.fr/BABABE/Loti - Le 04 Juillet 2008
On ne quitte pas sa maison quand il y a péril en la demeure. Sidioca s’est envolé pour l’Egypte. Laissant un Etat en difficulté, malade de sa pitoyable gouvernance. Maladie qui pourrait très vite se transformer en gangrène généralisée étouffant ce qui reste encore d’espoir de changement.
Où allez-vous monsieur le président ?
Est-ce ainsi qu’un chef suprême des armées abandonne son pays entre des roumouz El vessad, paralysant tout le système et des généraux agrippés à un pouvoir qu’ils tiennent en tenailles ? On ne quitte pas une nation qui a besoin de vous. Sinon cela ne peut signifier que deux choses : Où vous êtes incapable de la diriger ou que vous avez adopté la politique de la fuite en avant. Ici la politique du sans-soucis, là la politique de l’autruche.
POLITIQUE: Démission du Gouvernement : Le «oui, mais …» des députés frondeurs
A l’issue d’une réunion qu’ils ont tenu, jeudi après-midi, après la démission du gouvernement suite à leur détermination à aller vers un vote de défiance contre celui-ci et la reconduction du Premier Ministre démissionnaire, les parlementaires initiateurs de cette motion de censure parmi lesquels on comptait la présence de Naha Mint Mouknass, la députée et présidente du parti UDP, ont indiqué que la décision de changement du gouvernement est une «étape positive qui va dans le bon sens».Ils ont cependant affirmé qu’ils attendent de voir ce qui suivra, en particulier les concertations pour la constitution du gouvernement.
Mme Naha Mint Mouknass
De même ils ont chargé la commission de communication pour étudier les déclarations faites hier après-midi à la presse par le Premier Ministre Ould El Waghef avant de rendre publique leur déclaration à ce sujet et celui de la démission du gouvernement.
Note :Source : Agence Nouakchott d'Information (ANI) - Le 04 Juillet 2008